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- Le caisson central, est le caisson de Dieu ( THEOS ). Il est déchiré, séparé en deux de haut en bas: c'est le Christ qui remplit de sa lumière cette fracture occupant ainsi toute la verticalité du chÅ“ur, un Christ debout sur le plus haut de la vague (eau, symbole de vie). J'ai, dans mes premières ébauches, dessiné un clown en équilibre sur un ballon; il en reste une attitude exprimant la fragilité, Dieu fait Homme, fragilité en opposition avec la force donnée par la transcendance du trait, qui commence sous l'eau et se termine en arbre de vie (la découpe moins linéaire au dessus de la nuque du Christ suggérant la souffrance); il est le lien entre la vie d'en bas et celle d'en haut ; il est l'avenir de l'Homme et de Dieu à la fois. il est légèrement penché sur la droite dans une attitude d'accueil glorieuse, en direction de l'humanité en marche; d'autres interprétations restent bien sûr permises selon les sensibilités de chacun . Sous la vague : une silhouette endormie, en attente? Au dessus de la vague et commençant sur à gauche , l'humanité en marche (émergeant de sa barbarie) .C'est là que s'intègre le tabernacle. - Le caisson droit est consacré à l'homme (ANDROS) et à sa relation à Dieu. Une foule humaine se déroule joyeusement vers une silhouette en forme d'ange . Sur la vague qui s'échoue, une annonciation se découpe, Marie dans l'humilité accueille un ange serviteur. Sur la face extérieure, une autre expression de la relation de l'Homme à Dieu se manifeste, c'est le combat de Jacob et de l'ange (Gén.32,27), combat, étreinte, libre à chacun de réfléchir sur sa propre relation à lui même et à Dieu .
Jean-Paul Mondon, dit Gabriel
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